Danger: Diabolik!

mardi 3 février 2009

Mario Bava, 1968

Ce film est l'adaptation d'un comic italien, Diabolik, créé en 1962, très populaire outre-Alpes et qui apparemment existe toujours. A l'origine du projet, Dino de Laurentis, producteur spécialisé dans les films de science-fiction de série B (on lui doit Barbarella, Flash Gordon, Conan le Barbare mais également Dune et Le Sixième Sens) a confié la réalisation de cette adaptation à Mario Bava qui avait la réputation de tourner vite et pas cher et qui s'était fait un nom avec des premiers films vampiro-fantastiques remarqués.

Pitch : Diabolik (John Philip Law) est un super héros à mi-chemin entre Fantômas et James Bond. Affublé d'un masque de latex, il vole les riches mais ne donne rien aux pauvres car il garde tout pour se payer des Porsches, une superbe maison sous terre et plein de bijoux pour sa petite amie Eva (Marisa Mell), sexy en diable avec ses mini-jupes, sa frange blonde et ses bottes mi-cuisse. Le grand rival de Diabolik est l'inspecteur Ginko, qui cherche sans succès à l'attraper depuis 10 ans, et qui est interprété ici par, je vous le donne en mille, Michel Piccoli ! (franchement qu'est-ce qu'il fait dans ce film ce cher Michel ?). Il faut noter que Diabolik est assez ambivalent. Si il n'hésite pas à tuer pour arriver à ses fins (des policiers notamment), il lui arrive également de jouer les redresseurs de tort et de s'attaquer à de gros méchants.

Voilà pour le cadre. Ensuite, l'histoire proprement dite est assez classique : Diabolik joue au chat et à la souris avec Ginko pendant tout le film. Il parvient successivement à dérober 10 millions de dollars en cash, un superbe collier de 11 émeraudes et enfin un lingot d'or de 18 tonnes (!). Au passage, il débarrasse le monde du super-méchant Valmont (Adolfo Céli, un habitué de genre de rôle : c'est le n°2 du SPECTRE dans Opération Tonnerre) qui avait commis le sacrilège de prendre sa copine en otage.

Après Suspiria, j'avais envie de voir des films de Mario Bava, qui est présenté comme l'autre maître du giallo. Je me suis un peu gourré dans mon choix car Danger: Diabolik n'a strictement rien à voir avec le sombre et superbe Suspiria. Nous sommes plus ici dans le domaine du kitsch pur et résolument décérébré.

Cette image clôt la séquence pré-générique : le spectateur peut enfin souffler 10 secondes

Toute la séquence pré-générique de Danger: Diabolik, qui dure près de 10 minutes, est assez époustouflante. Le défilé des motos, l'apparition de Michel Piccoli, le chargement de l'argent dans la Rolls-Royce blindée, l'attaque du convoi par Diabolik et enfin sa fuite en hors-bord : toutes ces scènes sont filmées tambour battant et avec beaucoup de virtuosité. Au bout de 10 minutes haletantes, quand j'ai vu apparaître l'écran-titre ci-dessus, je me suis dis que j'allais adorer ce film.

Malheureusement, Danger: Diabolik est bien vite rattrapé par ses faiblesses. Dès que les personnages se mettent à parler et qu'un début d'intrigue se met en place, les défauts du film sautent au yeux : inconsistance du scénario, pauvreté des dialogues et indigence des acteurs. Je mets Michel Piccoli à part bien sûr. En fait, il ne faut pas beaucoup de temps avant qu'on switche et qu'on se dise "Ah OK, c'est un film ouvertement crétin. Apprécions alors les images, tentons de comprendre pourquoi ce film est dit 'culte' et sauvons ce qu'il y a à sauver".

C'est sur la foi de cette image si jubilatoire que j'ai eu envie de voir Danger: Diabolik

Le discours qu'on entend souvent est qu'il faut apprécier Danger: Diabolik au deuxième degré, voire plus. Très peu pour moi. Je n'aime pas me moquer des films que je regarde et ne sais les apprécier autrement qu'au premier degré. Je ne me sens pas proche des spectateurs qui tiennent des discours du type "C'est tellement nul que c'est génial". Je laisse ce genre de propos aux abonnés de Canal+. Je préfère penser "OK tel truc est vraiment nul/mal fait mais est largement rattrapé par tel autre aspect positif". Pour résumer, je ne crois pas entretenir un culte du nanar ; d'ailleurs ce mot 'nanar', en plus d'être bien laid, me gêne par ce qu'il sous-entend de fausse connivence entre pseudo-initiés. Un type qui met un film d'Ed Wood dans son top 5 de tous les temps est pour moi un poseur ou un imposteur.

Donc donc donc, on oublie les acteurs et le scénario. Qu'est-ce qu'il reste, au premier degré ? Comme souvent, il reste l'image & la mise en scène.

Les images
Il faut bien reconnaître que Danger: Diabolik est un vrai feu d'artifice de kitsch estampillé années 60 : entre les voitures chromées, les mini-jupes très mini, les coiffures pop, les décors SF et les éclairages psychédéliques, il y a largement de quoi éblouir les yeux de la première à la dernière minute. Et je suis fasciné par l'apparence de Diabolik : sa combinaison en latex et son masque noir lui font vraiment crever l'écran chaque fois qu'il apparaît. Il devient en revanche absolument inexistant dès qu'il enlève son masque, le pauvre John Philipp Law étant hélas un bien piètre acteur.

Diabolik se repose dans sa tanière avec sa petite amie décidément bien serviable

Nos deux héros un brin vulgaires
Plus bling-bling, tu meurs

Douche pour elle
Douche pour lui

Soirée psychédélique
Image de la belle séquence sous-marine


Hommage au comic
D'autre part, Danger: Diabolik comporte de nombreux effets de mise en scène qui sont tout à fait appréciables. Au-delà de "gimmicks" très appuyés (zooms fulgurants, caméra qui tourne, grand angle pour accentuer une perspective), Mario Bava se montre très respectueux du support dont cette histoire est issue : la bande-dessinée. Danger: Diabolik est en effet truffé d'inserts, d'image dans l'image, de cadre dans le cadre - tous ces effets qui rappellent les cases d'une BD et renforcent l'aspect cartoonesque. Bava a le bon gout de ne pas multiplier à l'excès ces effets et ils en prennent d'autant plus de valeur.
Couleurs vives + contre-plongée appuyée + une pointe d'érotisme = un bel hommage au comic

Une composition de plan très proche d'une case de BD
Autre exemple d'image dans l'image

La bibliothèque sert ici à faire un découpage en cases
Ou là encore , la tête de lit découpe la fille et son agresseur


Sacrés fonds bleus
Enfin, pour terminer sur l'image, j'avoue que j'ai un peu halluciné sur la multiplication des "fonds bleus", tous très visibles, même quand ça ne paraît pas nécessaire. Est-ce intentionnel ? Si oui, on pourrait effectivement soupçonner Bava de vouloir faire un film deuxième degré, en le montrant encore plus cheap que ce qu'il n'est vraiment. Hum, je ne sais pas mais je préfère lui donner le bénéfice du doute.

Je n'en mets que deux parce-que je fatigue un peu mais, croyez-moi, le film en est gavé.
Ouch !
Re-ouch !

Au final, indépendamment de ma petite diatribe sur le 2e degré qui est un peu exagérée eu égard à la fraîcheur de ton qui se dégage de ce film, Danger: Diabolik reste très amusant à regarder, parfois éblouissant, toujours plaisant. A découvrir.

Et pour la petite histoire, Danger: Diabolik a eu une forte influence sur un certain nombre d'artistes contemporains : le clip Body Movin' des Beastie Boys est un remake d'un scène du film de Bava, le film CQ de Roman Coppola s'en inspire également directement et enfin on peut retrouver beaucoup d'éléments de Danger: Diabolik (dialogues, gadgets, attitudes du héros) dans les films ouvertement parodiques que sont OSS 117 et Austin Powers.

Voici l'image qui résume peut-être le mieux cet étrange film : décors SF, costumes kitsch, attitudes proches du ridicule mais aussi un beau sens du cadrage. Ici Diabolik s'apprête à cracher de l'or fondu par ce tuyau : quel symbole !

Suspiria

mercredi 28 janvier 2009

Dario Argento, 1977

J'ai appris deux termes de cinéma grâce à Suspiria (et à Wikipedia) : giallo et slasher. Giallo est le nom donné en Italie aux romans policiers - en raison de la couleur de leur couverture (jaune littéralement). Par extension, ce terme désignera les films issus d'un mouvement cinématographique italien des années 70, mélange de fantastique, de policier, d'horreur, voire d'érotisme. Les deux cinéastes les plus illustres de ce mouvement sont apparemment Mario Bava et Dario Argento. Un slasher est quant à lui un sous-genre scénaristique du film d'horreur dans lequel un tueur (psychopathe en général) assassine un par un les personnages de l'histoire. J'avais déjà vu des slasher sans le savoir : Psychose, Scream ou Souviens-toi l'été dernier par exemple.

Bref, Suspiria, qui est un slasher, est le premier film de Dario Argento (et donc le premier giallo) que je vois. J'ai lu ici ou là que Suspiria était considéré comme l'œuvre maîtresse d'Argento. Je n'ai pas vu les autres mais je dois effectivement avouer que Suspiria est un film parfaitement maîtrisé et extrêmement impressionnant, même s'il dépasse parfois la limite de ce que je peux supporter, graphiquement, au cinéma.

Pitch : Suzy (Jessica Harper), une jeune et frêle new-yorkaise, se rend à Fribourg en Allemagne en tant que pensionnaire dans une académie de danse réputée. Le climat est très vite plombé car dès le premier soir, deux étudiantes sont sauvagement assassinées par un tueur mystérieux, dans une scène absolument époustouflante de virtuosité esthétique. Les soucis vont alors s'accumuler : une pluie de larves déferlent sur les pauvres pensionnaires, le prof de piano aveugle (qui ressemble étrangement à Gilbert Montagné) se fait égorger par son chien et une camarade de Suzy meurt atrocement en tombant la tête la première dans une pièce remplie de fil de fer barbelé (c'est bien connu, dans les toutes les écoles de danse, il y a au grenier une pièce remplie de fil de fer barbelé). Mais Suzy, bien que malade, anémique, et (mal) soignée avec une étrange potion qui n'est autre que du sang (tiens c'est le même pitch que Fascination de Jean Rollin), Suzy donc, est bien décidée à ne pas se laisser faire et à mener l'enquête pour sauver sa peau. En résumé, Suspiria, c'est un peu la rencontre de la Star Ac' et de Halloween.

Ce film, au scénario somme toute assez convenu, est avant tout un festival visuel et sonore.

Un mot rapide sur la bande-son, anxiogène à souhait, signée par les italiens de Goblin. Ce groupe a collaboré maintes et maintes fois avec Argento. Par ses compositions instrumentales et angoissantes, ce groupe a acquis un statut "culte" et a même été remis à la mode par nos petits français de Justice. Leur morceau Phantom utilise en effet un sample de la bande-originale de Tenebre (de Dario Argento toujours).







Goblin - Tenebre








Justice - Phantom


Mais le vrai point fort de Suspiria est son incroyable univers visuel : décors, lumière et omniprésence du sang. Et comme des images en disent plus qu'un long discours, voici quelques photographies particulièrement saisissantes.

Les décors
Avant toute chose, Suspiria est frappant par le cadre dans lequel il se déroule. Argento nous propose un mélange inédit d'Art Nouveau, d'Art Déco et de baroque. Les couleurs sont criardes, les proportions grandioses. Tous ces décors, particulièrement soignés et hautement inhabituels, contribuent à l'atmosphère étrange qui s'installe dès la première minute du film.
Le décor le plus impressionnant du film : l'appartement dans lequel a lieu le premier meurtre

Même décor, avec une fille à travers la verrière
Même décor, même fille, pendue cette fois



Le fronton de l'école de danse, rouge
Le hall d'entrée, bleu



Couloir Art Déco, porte Art Nouveau
Le bureau de la directrice



La lumière
Dario Argento utilise de nombreux projecteurs aux couleurs très marquées (rouge, bleu et vert principalement) qui sont comme des couches supplémentaires aux somptueux décors. D'après moi, ces jeux de lumière, complètement irréels et artificiels, fonctionnent comme des mises en valeur de certains éléments du plan : un visage, une silhouette, une vitre. L'univers visuel qui en résulte est en tous cas très particulier et ne ressemble à rien de connu.

Le dortoir des filles avec cet étonnant éclairage rouge qui autorise de jolis jeux d'ombres chinoises

Arrivée de Suzy en taxi en lumières rouge, blanche et bleue
La copine de Suzy, toute verte et toute effrayée



La chambre de Suzy
La même copine, après avoir traversé la chambre aux barbelés



Le sang
Enfin, Dario Argento n'hésite pas, tout au long du film, à nous montrer de grande quantité de sang mais celui-ci a une couleur complètement irréelle, qui penche vers le rose ou le mauve. Voilà qui est intéressant : ce n'est plus du sang qu'on voit, c'est une espèce d'abstraction (ou d'idée) du sang. Tel un peintre, Argento se sert de cette couleur complètement artificielle pour appliquer la dernière couche de couleur sur les vrais tableaux que sont les plans de ce film. Encore une fois (j'en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog), je suis toujours friand de cette démarche de déformation de la réalité dans un but esthétique. Non au réalisme, oui à la poésie ! Il me semble avoir lu quelque part que les réalisateurs de films d'horreur étaient les derniers poètes du cinéma. Je ne sais plus si c'est une blague mais je comprends assez bien (et partage) ce point de vue.

Ce sang est si irréel et ces stries si parallèles que ce plan en devient presque abtsrait

Le sirop contre l'anémie dont Suzy se débarasse
La fille à la verrière toujours



Ca me rappelle l'homme à la tête fendue de Lost Highway
Même le vernis à ongle est de ce rouge Suspiria




En revanche, Suspiria m'a permis de définir une limite de ce que je peux supporter à l'écran. Dans la scène du premier meurtre, filmée par ailleurs magistralement, Argento nous inflige des gros plans de couteaux s'enfonçant dans un cœur qui bat encore. Là, c'est un peu trop graphique et trop explicite pour moi. Ce plan est pourtant encensé par les fans d'Argento. Je ne prends absolument aucun plaisir à voir de la chair se faire découper en gros plan et j'avoue que je détourne le regard.

Je ne pense donc pas que je poursuivrai mon odyssée du cinéma bis dans des films ouvertement gore. Même si je peux être séduit par l'aspect esthétique du sang, je préfère toujours la suggestion à l'explicitation totale, de la même manière que l'érotisme m'intéresse alors que la pornographie m'ennuie.

Ce bémol mis à part, Suspiria est un film époustouflant, haletant, totalement maîtrisé et dont l'inventivité visuelle n'a pour moi pas d'équivalent. Une parfaite combinaison entre l'épouvante et le superbe.

Suzy (Jessica Harper), perdue seule dans ce lieu maléfique

Bon et moi la prochaine fois je parlerai de "Oui-Oui et la Gomme Magique" parce que là je commence un peu à avoir la nausée à force de voir, revoir et manipuler ces images.

Edit (août 2009) : de l'eau a coulé sous les ponts depuis et j'ai refait un article sur ce film - cliquez ici.

La Fille de Dracula

lundi 26 janvier 2009

Jess Franco, 1972

Après les très moyennes Expériences érotiques de Frankenstein, j'avais dit que je donnerais une deuxième chance à Jess Franco et ses films vampiro-érotiques de seconde zone. Eh bien je dois dire que La Fille de Dracula ne m'a pas fait changer d'avis sur le je-m'en-foutisme mêlé de traits de génie esthétique que possède ce vieux coquin de Jess Franco. Ces films-là sont vraiment des OVNIs complètement déjantés, dont je ne peux nier les invraisemblables maladresses, mais qui exercent inexplicablement une certaine forme de fascination.

Pitch : euh ... l'histoire donc ... quelle histoire ? En fait Jess Franco se moque tellement du scénario qu'il est difficile de le résumer. En gros : Louisa, la petite fille du comte Karlstein, retourne au château familial car sa grand-mère est mourante. Celle-ci, avant d'expirer, lui révèle que, dans la famille, tout le monde est vampire de père en fils. En se rendant à la crypte familiale, Louisa est donc fort logiquement transformée en vampire par Dracula, son aïeul sans doute, qui doit avoir pas loin de 400 ans. En même temps, plein de jeunes filles sont assassinées et tout le monde dans le village soupçonne le retour des vampires qui sont apparemment connus comme le loup blanc dans ce coin-là. Bref, ça devient un peu n'importe quoi, tout le monde se vampirise à tour de bras, les filles couchent entre elles, les meurtres se multiplient et le brave inspecteur chargé de mener l'enquête est aussi perdu que l'infortuné spectateur.

Nous voici donc en face d'un film fauché, avec une histoire abracadabrante, au rythme très très lent, servi par des dialogues vraiment faibles et des acteurs dans l'ensemble plutôt mauvais. Qu'y a-t-il à sauver alors ?

Premièrement, je sauverais l'image et la mise en scène en général. Comme son cousin Jean Rollin, Jess Franco sait parfaitement composer un plan. Il faut juste qu'il en ait envie. Souvent, il s'en fout et tout cela est filmé comme un mauvais téléfilm. A d'autres moments en revanche, il est capable de composer des plans qui sont de vrais tableaux, jouant merveilleusement bien avec les mélanges de sang, de corps nus et de décor gothique. Je trouve sincèrement que le petit monde du vampirisme, avec ses codes visuels (incisives pointues, coulées de sang, érotisme affleurant), fournit une matière esthétique forte. A ces éléments récurrents, Jess Franco rajoute un amour immodéré du zoom, qui peut parfois donner un peu mal au cœur tellement il en use et en abuse, mais qui apporte une touche presque psychédélique au film.

Britt Nichols et Anne Libert, jeunes & jolies (et vampires & lesbiennes)

Deuxièmement, les actrices sont plutôt appétissantes et, vu qu'elles sont nues pendant la moitié du film, je dois avouer en toute honnêteté qu'elle contribuent fortement à l'intérêt que j'ai trouvé à ce film. La blonde Britt Nichols, qui joue la fille de Dracula, est d'une beauté saisissante, passant d'une ingénuité charmante à une cruauté carnassière terrifiante. Si je devais un jour être vampirisé, j'aimerais que ce soit par ses soins (à ce sujet, le film est assez explicite sur la vampirisation en tant que métaphore sexuelle de la perte de virginité : rite initiatique, pénétration des dents pointues dans la chair, coulées de sang etc).

On retrouve également dans La Fille de Dracula la brune Anne Libert, que j'avais plutôt appréciée en femme-oiseau-vampire dans Les Expériences érotiques de Frankenstein. Les scènes lesbiano-vampiresques qui résultent de la rencontre de ces deux belles filles sont, je l'avoue, assez réjouissantes et, croyez-le ou non, exemptes de toute vulgarité. Ça me rappelle d'ailleurs qu'un des films préférés des fans de Jess Franco est le bien-nommé Vampiros Lesbos que je rajoute du même coup dans ma to-see list.

Les mêmes, juste après la vampirisation de la deuxième par la première

Et il n'y a pas de troisièmement. Les images et les actrices, voici tout ce que je peux sauver de ce film bancal. Mais c'est déjà beaucoup : 30 secondes de La Fille de Dracula ont pour moi beaucoup plus d'intérêt que les 150 minutes d'Australia (vu ces jours-ci, un vrai carnage, l'horreur absolue).

Tin Din ! La toute première image, qui donne une bonne idée de l'amateurisme ambiant

Beau plan d'une des infortunées victimes

Britt Nichols, en robe à fleur très 70s, pénètre dans le caveau familial

Dans le rôle du secrétaire du comte Karlstein : Jess Franco lui-même !

Motif récurrent chez Jess Franco : zoom sur l'oeil du bourreau/voyeur, prêt à frapper, ...

... souvent suivi d'un plan sur la victime hurlante qui voulait juste prendre une nuisette dans son armoire

Pour finir, un plan champêtre de la belle Britt Nichols, dans le parc du château maudit

Plein d'autres photos de La Fille de Dracula sur mon album flickr (réservé à un public averti).